Le conseil ne sert à rien quand le problème est mal posé

Par Boubacar Sidiki TRAORE, le 22 septembre 2026

Après plus de vingt ans à diriger, vendre, structurer, développer des filiales et piloter des équipes en Afrique de l'Ouest, j'ai appris une chose simple : beaucoup d'entreprises ne manquent pas d'efforts. Elles traitent parfois le mauvais problème.

On pense avoir un problème commercial. Alors on pousse les équipes, on change les objectifs, on recrute, on multiplie les actions terrain. Mais le vrai sujet peut être ailleurs : une offre mal positionnée, un prix mal calibré, une promesse client mal tenue, un canal mal choisi, ou une organisation incapable d'exécuter.

On pense avoir un problème de trésorerie. Mais le vrai sujet peut être la marge, le BFR, le recouvrement, les délais clients, les stocks ou le modèle économique.

On pense avoir un problème d'équipe. Mais le vrai sujet peut être la clarté des rôles, les droits de décision, le niveau d'autonomie, le management ou la gouvernance.

On pense avoir un problème de stratégie. Mais, parfois, la stratégie existe déjà. Ce qui manque, c'est la capacité à la traduire en priorités, en responsabilités, en rituels de pilotage et en résultats mesurables.

Ce que le conseil doit faire avant de proposer

C'est pour cela que le conseil ne peut pas se limiter à produire des slides ou à recommander des solutions génériques. La première valeur du conseil, c'est souvent de ralentir le raisonnement pour poser le bon diagnostic.

Clarifier le vrai problème. Séparer les symptômes des causes. Identifier les contradictions. Mesurer les capacités réelles. Structurer les options. Aider le dirigeant à décider. Puis accompagner l'exécution.

C'est précisément la conviction avec laquelle j'ai construit AXON Strategic Partners. Nous ne venons pas simplement dire aux dirigeants ce qu'ils savent déjà. Nous les aidons à transformer une situation complexe en problème clair, puis un problème clair en trajectoire d'exécution.

Car une mauvaise réponse à un bon problème peut se corriger. Mais une bonne réponse à un mauvais problème peut faire perdre beaucoup de temps, d'argent et d'énergie.

La vraie question n'est donc pas seulement : « Quelle solution devons-nous mettre en place ? » Mais plutôt : « Sommes-nous certains de traiter le bon problème ? »

Dans votre expérience, qu'est-ce qui coûte le plus cher à une entreprise : une mauvaise solution ou un mauvais diagnostic ?

Structurer avant d'accélérer.

Thèmes : Conseil, Stratégie, Exécution, Organisation, Management, PME

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